Collectif de Défense de l'Offre de Soins
 en Nord Deux-Sèvres

Siège social : mairie de Thouars - 791

Membre de la Coordination Nationale des comités
de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité
.

 

Le Conseil d'Administration du Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres a voté à l'unanimité l'implantation d'un Plateau Technique Unique dans un triangle Noirterre - Geay-Faye l'Abbesse, dont les contours n'ont jamais été précisés et ne sont pas les mêmes pour tout le monde. S'agit-il du triangle ayant les trois bourgs pour sommets ou de l'ensemble des trois territoires communaux ?

La plupart des membres du CA ont voté avec des arrières pensées contradictoires et on a le sentiment d'assister à une partie de poker menteur.

Qui peut aujourd'hui être lié par un pseudo consensus obtenu dans de telles conditions, au mépris des usagers et sans aucune garantie pour l'avenir ?

 

Pour faire passer le plateau technique unique,

ON NOUS PROMET UN GRAND HOPITAL NORD DEUX-SEVRES. Est-ce crédible ?

 

1 - Le plan gouvernemental a pour objectif de diminuer le nombre de lits de court séjour dans les hôpitaux publics.

2 -  Depuis de nombreuses années, l'ARH (agence régionale de l'hospitalisation) annonce un plateau technique réduit sur le Nord Deux-Sèvres à Bressuire ou un plateau aux dimensions du pays qui le recevra.

3 - Le SROS3 (schéma régional d'organisation sanitaire)  prévoit pour les Deux-Sèvres un plateau technique de recours à Niort et un plateau technique de base dans le Nord Deux-Sèvres. L'ARH affirme qu'un plateau technique de base, appelé aussi site intermédiaire, est fait pour une population de 50 000 habitants. Par ailleurs le SROS dit : « ces établissements, autonomes sur la prise en charge de la chirurgie courante, doivent néanmoins être en liaison étroite avec le plateau technique de recours pour les techniques, activités et disciplines relevant de celui-ci ».

4 - Le Directeur de l'Hôpital de Niort explique dans la presse que son hôpital de Niort « ne veut pas bouffer le Nord », mais qu'il a besoin d'un relais dans le Nord.

5 -Le CA du CHNDS, de nombreux élus et le Collectif ont demandé que le Nord Deux-Sèvres soit reconnu territoire de santé (ou Territoire de Plateau Technique). Cela a été refusé par l'ARH et cette décision est très bien relayée par le directeur du CHNDS. L'un comme l'autre entendent placer le CHNDS sous la dépendance de l'Hôpital de Niort. Il ne sera plus qu'un relais.

Les directeurs de l'ARH et du CHNDS sont les exécutants des choix gouvernementaux. Ils ont  pour mission d'appliquer et de faire appliquer les directives qu'ils reçoivent. Pour cela, il faut arriver à convaincre les membres du Conseil d'Administration. Nous observons aujourd'hui des contradictions flagrantes entre les promesses sur l'avenir du CHNDS et ce qui est décrit dans le SROS.

 

ON NOUS TROMPE.

La conduite de ce dossier constitue une manipulation constante de l'opinion publique et des personnels hospitaliers :

-                Jamais de vision globale en matière médicale, financière et humaine mais des présentations fragmentaires occultant à chaque fois une partie des réalités,

-                De faux prétextes, comme le déficit provoqué,

-                Des concepts changeants, sans cesse remis en cause dans le sens de la régression (projet de PTU (plateau technique unique) avec 3 portes d'entrée puis avec 2 portes seulement - équidistance puis centre de gravité des populations - services d'urgence maintenus à Thouars et Parthenay qui deviennent des SMUR « n'ayant pas vocation à accueillir les urgences vitales » - maintien des 321 lits déjà remis en cause par le directeur de l'établissement),

-                Des études pseudo scientifiques télécommandées où les manipulations de données ont pour but de faire accepter les postulats et les choix de l'administration (dernière en date, MGA Conseil du 15 juin 2006 où la population du Nord Deux-Sèvres est chiffrée à 220 000 habitants, et celle du Bocage, dont le centre de gravité est placé plus proche de Mauléon que de Bressuire, à 88 000 habitants. -A l'ouest, toute)

-                Des carottes qui s'éloignent dès qu'un pas supplémentaire est franchi, alors que des contraintes nouvelles apparaissent (« Votez le triangle, on prendra en charge le déficit » qui devient « Votez le lieu d'implantation et le schéma d'établissement et on prendra en charge le déficit ».

Et pendant ce temps-là, on vide progressivement le CHNDS de son contenu (diabétologie, cardiologie, IVG, pédiatrie, maternité, on maintient certains services dans l'incertitude quant à leurs conditions de fonctionnement et à leur avenir et on crée des conditions de travail insupportables pour les personnels et préjudiciables aux patients, favorisant ainsi le départ des uns et la fuite des autres.

Les élus siégeant au CA sont sans réaction devant ces détériorations de l'offre de soins, ces contradictions, ces manipulations.

 

SONT-ILS ANESTHÉSIÉS ?

CONTINUERONT-ILS A VOTER MORCEAU PAR MORCEAU SANS PRENDRE EN COMPTE L'INTÉGRALITÉ DU DOSSIER ?

Le plateau technique unique nécessite 29 000 m² de constructions neuves pour un coût estimé à 110 millions d'euros en 2003, soit 130 en 2011. Dans le cas d'un emprunt à 4% sur 30 ans, le CHNDS devra payer une annuité de 7,6 millions par an, pour, paraît-il, résorber un déficit annuel de 2 millions. Comprenne qui pourra !

Dans l'incapacité d'emprunter, le CHNDS envisage de recourir à des investisseurs privés. Il deviendra locataire de la nouvelle structure tout en conservant les sites actuels sous - occupés. En plus d'un loyer qui ne sera pas inférieur à l'annuité, il continuera à rembourser les emprunts contractés pour rénover les locaux actuels.

Les financements qu'il obtiendra pour le PTU seront au préalable prélevés sur son budget par l'ARH. Insuffisants, ils nécessiteront de nouvelles économies.

Le collectif exige :

-               la reconnaissance du Nord Deux-Sèvres comme territoire de plateau technique et du plateau technique Nord Deux-Sèvres comme plateau technique de recours,

-               la restauration, le maintien et le développement de l'offre de soins Nord Deux-Sèvres,

-               le développement de partenariats avec d'autres établissements hors de toute mise sous tutelle,

-               l'équité pour les trois bassins de population,

-               l'égal accès aux soins pour les 150 000 habitants