Dernières nouvelles de Lannemezan !!! Réouverture de la maternité le 20 décembre !

 

La maternitée est ré-ouverte. En deux temps: 

- Un temps administratif:

Le tribunal administratif de Pau avait été  saisi pour un troisiéme jugement en référé ,en urgence ,lors d'un Conseil d'Administration (CA) extraordinaire tenu le 26/11. Le rendu de ce jugement a été retardé de jour en jour , à cause de la grève des tribunaux et/ou à cause de la difficulté du dossier ? Il parait que la délibération a été mouvementée, comme l'avait été la deuxiéme d'ailleurs. Le jeugement est tombé officiellement le 18/12 au soir. Il annule :

          - la décision de la COMEX ( organe exécutif de l'ARH)  qui avait fixé au 27/11 la transformation en centre de consultation 

          -  la décision ministérielle. Celle-ci, datée du 20/11 et reçue le 23/11, venait clairement refuser le recours ministériel qui avait été demandé par la direction  de l'hopital 

Le lendemain, Mme Durrieu, présidente du C.A annoncait elle-même la nouvelle sur la radio locale. Elle et L. Lages, le syndicaliste, ont "fait" FR3. L'association a "fait" le canard local.

- Un temps pratique :

 Hier soir, 20/12,à 19H, la maternité ouvrait ses portes pour de bon (et c'est Martine Hugand qui a eu l'honneur!) , c'est à dire que l'entrée du service, séparée de l'entrée principale de l'hopital a été réouverte, symbole fort ! Comme on est vendredi aujourd'hui, jour des séances de préparation à la naissance, ma collégue, en ce moment est en train de téléphoner aux patientes qui étaient inscrites.

Le personnel avait été laissé en place, seuls les horaires étaient modifiés. Depuis ce matin, tout le monde a repris son poste et son roulement ! 

Les bémols :

- L'Agence Régionale d'Hospitalisation va devoir statuer à nouveau et proposer un nouveau projet. La date prévue est le 21/01. La DDAS et la DRAS avaient vraiment mis de la bonne volonté à cette fermeture. Que nous réservent elles ?

-Une sage femme, désireuse de finir sa carrière au soleil, avait demandé sa mutation à Mayotte. Mutation retardée jusqu'au 27/11, date à laquelle se jouait l'avenir du service. Maintenant, elle est partie et nous restons à 5 au lieu de 6, déjà secouées moralement,plus ou moins "projetées"pour aller ailleurs, avec les changements de vie privée et familiale qui vont avec et qui commencaient à s'amorcer, bon ou mal gré,  plus ou moins insomniaques et fatiguées....

Au total : Une lutte juridique a été menée d'une main de fer par la nouvelle administration de l'hopital (nouvelle présidence du C.A et nouveau directeur) en poste depuis le début 2007.  Ils ont tenté le recours ministériel et le recours en tribunal administratif dans la foulée. Un travail d'information, de sensibilisation, auprés de la population , des élus, des professinels de santé avait été fourni en amont par l'association et le syndicat.Tout le monde sait ici, que ni la lutte de l'association, ni celle des syndicats (en particulier, Louis Lages, CGT))  n'auraient suffit. Et que si le terrain n'avait pas été préparé, le juridique seul aurait fait flop.

La naissance de Timéo, aux urgences, aprés la fermeture de la maternité, a certainement pesé son poids. Ce n'est pas un hasard si les parents ont immédiatement alerté les médias locaux dés le lendemain, accusant publiquement "les autorités" de cette organisation, tout en remerciant le personnel de l'hopital.. Cette dame avait déjà ecrit à la DDAS lors de la fermeture pour dire son mécontentement et témoigné dans un journal local. Ni l'association, ni les syndicats ne l'avaient sollicité .

On aurait voulu orchestrer un coup monté pour se défendre, en admettant que la nature nous obéisse (car,comme chacun le sait, les cigognes qui aménent les bébés ne passent  que quand elles le décident ), on n'aurait pas fait mieux !

Merci aux cigognes d'etre passées juste à temps, chez des gens avertis, dans un hopital avec un syndicat remonté et une direction inflexible !

 Merci à tous pour les mots et mails d'encouragements, colportez la bonne nouvelle et on vous tient au courant pour la suite !

 

Sylvie Peyre