Communiqué de presse .

Le 18 septembre les membres du Collectif pour le maintien des activités des centres hospitaliers de Montceau et de l'Hôtel-Dieu du Creusot ont tiré des leçons de la faible mobilisation du 12 septembre à la manifestation face à la maternité de Jean Bouveri ou étaient présents 5 conseillers municipaux dont 2 adjoints mais aucun maires. A noter aussi pour la présence de personnels et les prises de parole de la Présidente de Bébés plaisirs, d'un infirmier de Paray et un autre de Chalon, de même que d'un pédiatre .

Cet insuccès de la mobilisation ne signifie en rien que la population et les personnels hospitaliers soient d'accord avec les fermetures annoncées, ni avec les suppressions de postes qu'implique le Groupement dit de Coopération Sanitaire entre les deux sites.

Il ne faut surtout pas oublier que plus de 20 mille signatures ont été recueillies au bas de 3 pétitions qui ont circulé ces 8 dernières années qui tendent à prouver le contraire et ont permis de retarder d'autant ce que la ministre de la santé veut faire passer aujourd'hui en force avec sa loi Hôpital Patients Santé Territoire afin d'aller à la mise à mort du service public hospitalier en privatisant à outrance l'offre de soins à la carte avec dépassements d'honoraires.

Le collectif est donc fier de ne pas avoir baissé les bras en n'hésitant pas à appeler à manifester contre les fermetures annoncées en faisant nôtre en acte la formule du Député-Maire paru dans l'éditorial du dernier bulletin municipal « que seules les batailles qu'on renonce à engager sont perdues d'avance ».Sa détermination se retrouve renforcée par l'information qu'il n'y aurait que 5 lits de budgétisés sur 14 à la pédiatrie de l'Hôtel-Dieu, que les futures mamans devraient fournir couches et lait, et sortir après 2 jours d'hospitalisation.

Cela donne un avant-goût de ce que recouvre le contrat de retour à l'équilibre financier, sachant que les deux centres cumulent à eux deux quelques 35 millions d'euros de déficit artificiellement provoqués par la tutelle, qui va bientôt sortir accompagné de l'affectation des effectifs.

Dans ce contexte quel sort attend l'Hôtel-Dieu ?!...

Le collectif a pris les décisions de s'adresser au personnels menacés en premier par le démantèlement des services et la suppression de postes, et simultanément à leurs syndicats et aux élus politiques du bassin minier dans une lettre ouverte au public.